Comment le mener, comment le rembourser ?
L’emprunt est d’abord une occasion unique de mobiliserles citoyens autour de projets concrets, porteurs de sens et d’avenir. C’est un acte national qui doit permettre de transformer concrètement la vie des citoyens sans obérer l’avenir de nos enfants par une charge trop lourde.
Il doit donc être incitatif sans être un « cadeau » fait à quelques-uns, motivant sans être déraisonnable, ambitieux tout en étant réaliste. Il doit être ouvert à tous les citoyens, particuliers et entreprises, et innover dans son mode de lancement et de gestion.
Le recours aux nouvelles technologies doit être généralisé dans toutes ses phases et les débats qui seront menés doivent pouvoir être retransmis largement. Sa gestion doit associer étroitement un partenariat public et privé, et les structures existantes doivent au maximum être réutilisées sans en créer de nouvelles. Un faible coût de gestion doit être la règle car le maximum de l’argent collecté doit aller vers les projets !
Enfin et surtout, il doit être géré avec une logique de stratégie industrielle pour le pays, en se basant sur les points forts de notre industrie et de nos services !
Mais comment le rembourser ?
Face à une dette nationale qui a explosé ces dernières années, le débat sur notre capacité à rembourser l’emprunt est réel. Ce débat ne remet pas en cause le principe d’un emprunt mais nous oblige à être vigilants sur les critères de sélection des projets et programmes qui pourront être financés par l’emprunt et sa gestion. Il faudra le gérer avec une réelle logique d’investisseur :
- Tout d’abord, financer en priorité des projets ayant un Retour sur Investissement identifié pour notre société, en termes de création de richesses et d’emplois.
- Ensuite, regarder les programmes qui auront un effet d’entraînement fort sur l’ensemble de l’économie. Il ne s’agit pas d’aider tel ou tel secteur, mais de réfléchir global.
- Répondre évidemment à des besoins sociétaux cruciaux et développer une capacité à préparer durablement notre avenir. Ce sont les français qui souscriront, et leurs enfants qui rembourseront !
- Intervenir dans une logique d’accélérateur / créateur de marchés qui seront ensuite repris par les acteurs privés. Ne pas se substituer aux entreprises ou créer des marchés qui ne seraient pas tenables une fois la manne de l’emprunt épuisée.
- Capitaliser sur nos pôles d’excellence français et européens, afin de conquérir de nouveaux marchés sur la scène internationale.
- Favoriser de grands groupes, PME et ETI françaises et européennes au sein d’écosystèmes de croissance. Chasser en meute pour être plus fort !
Enfin, et surtout, être cohérent avec une stratégie industrielle nationale, concertée et ambitieuse !
